L’IMPACT DES POLITIQUES
DE L’INNOVATION SUR LA
RECHERCHE UNIVERSITAIRE :
SYSTÈMES NATIONAUX ET
RÉSEAUX MONDIAUX
par
Pierre Milot ![]()
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Version courte ici
Frais de scolarité, le débat continue
La tarification des études postsecondaires est le carrefour où se rejoignent les idéologies politiques, les théories économiques et les visions de la société. Dans Université inc. (Lux, 2011), Éric Martin et Maxime Ouellet, espèrent atteindre les bases de l’idéologie du chacun-pour-soi qui, disent-ils, ruine le potentiel unificateur qu’offre l’éducation publique.
Université inc.
Cette opinion est parue dans Le Devoir du 26 octobre 26 octobre 2011
Eric Martin, doctorant en science politique, Université d’Ottawa et Maxime Ouellet, PhD, enseignant au Collège Lionel-Groulx
Auteurs de « Université Inc. » paru chez LUX éditeur
Lors d’un « rendez-vous du savoir » tenu début octobre, le recteur de L’Université de Montréal, Guy Breton, appelait à intensifier la collaboration entre l’enseignement supérieur et les milieux d’affaires : «les cerveaux [doivent] correspondre aux besoins des entreprises», expliquait-il. Le nouveau scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, faisait quant à lui sa première apparition publique devant la chambre de commerce de Montréal pour parler de la « création de nouveaux partenariats [de recherche] entre les secteurs public et privé » qui auraient des « retombées économiques » positives. »
Cette déclaration est appuyée par l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) et la Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français (FCAF). L’ICÉA compte plus de 200 membres de tous les horizons de l’éducation des adultes et de la formation continue au Québec et au Canada. La FCAF rejoint plus de 400 organismes d’alphabétisation qui offrent des services d’alphabétisation en français dans toutes les provinces et deux des trois territoires canadiens. La Fédération est le seul organisme à faire la promotion de l’alphabétisation en français à travers le Canada.
Plus de 150 personnes ont participé au Forum consultatif francophone. Celles-ci provenaient de tous les ordres du réseau public d’éducation, des milieux de l’alphabétisation et de l’éducation populaire, des milieux de la culture et de l’action communautaire, des milieux syndicaux et de la recherche, ainsi que de différents ministères et d’organismes publics. Toutes les régions du Canada étaient représentées. La présente déclaration a été adoptée à l’unanimité par les participants et les participantes au Forum. »
Une cinquantaine de personnalités québécoises, dont l'ex-Premier ministre Bernard Landry, la linguiste Marie-Éva de Villers et le sociologue Michel Frietag, ont signé le Manifeste pour une école démocratique, exigeante et centrée sur les connaissances.
Déclaration de l’ICÉA sur l’élargissement de la Politique gouvernementale d’éducation des adultes et de formation continue - janvier 2008
Le privé dans la santé. Changements de rôles au Québec
Marie-Claude Prémont, professeure titulaire, ENAP
Ce texte est paru dans Le Devoir du 25 novembre 2009
Au moment d’instaurer un régime public de soins hospitaliers et médicaux, la première préoccupation des pouvoirs publics québécois lors de l’instauration était de maximiser la performance des investissements publics destinés à l’offre de soins à l’ensemble de la population en fonction des besoins.
On comptait alors sur trois axes. Le premier est celui du contrôle du financement public, en établissant des normes de fonctionnement, de financement et de rémunération à l’échelle de la province pour les hôpitaux et les soins médicaux. Le second axe limite le financement privé en prohibant certaines formes, tels le ticket modérateur et la surfacturation, mais aussi l’assurance privée «duplicative». Le troisième axe, enfin, réduit les risques... »
Lorraine Guay, infirmère à l'Institut de réadaptation Gingras Lindsay
Ce texte est paru dans Le Devoir du 15 décembre 2008
Quel hasard ! Au lendemain même des élections, l’ex-ministre de la santé du PLQ lance un vibrant plaidoyer en faveur d’une plus grande ouverture au secteur privé dans la santé : de la musique sans doute aux oreilles de M. Charest, désormais majoritaire à l’Assemblée nationale. Ce gouvernement, hélas, a maintenant les coudées franches pour continuer d’aller de l’avant dans cette direction. Et l’intervention de M. Couillard doit être comprise pour ce qu’elle est : une véritable déclaration de guerre au réseau public de santé et aux citoyens et citoyennes que nous sommes. »
Mustapha Bettache, Professeur au département des relations industrielles de l'Université Laval
Ce texte est paru dans Le Devoir.com du 9 septembre 2008
Le gouvernement de Jean Charest n'est-il pas en train d'appliquer aux citoyens québécois la stratégie de la grenouille? On apprend en effet en management qu'un changement introduit par petites doses est plus facile à réaliser, à l'instar de la grenouille qui, baignant dans une eau qui chauffe progressivement s'y habitue tellement qu'elle finit par mourir dans l'eau bouillante. Ainsi M. Charest (et son ex-ministre de la Santé Philippe Couillard) ne veulent-ils pas faire «passer la pilule» aux citoyens québécois en greffant un régime privé de santé sur le système public, et ce, en l'administrant par «petites doses»? »
Dans un excellent article d’opinion publié dans Le Devoir du 21 août 2008, la professeure Marie-Claude Prémont de l’ENAP fait une bref historique des étapes qui entraîne une métamorphose de l’intervention du privé dans le secteur de la santé. « Ce sont dorénavant les politiques publiques de financement des soins de santé qui devront s’ajuster aux besoins et aux demandes des investisseurs, et non l’inverse. À lire: La mutation des politiques québécoises en faveur du développlement de marchés privés de la santé
Au lendemain du Forum sur les finances publiques
Par Cécile Sabourin du Collectif Économie autrement
Ce texte est paru sur le site economieautrement .org
Quelque 225 personnes réunies afin de discuter d’alternatives en matière de finances publiques au Québec sont reparties avec un certain espoir pour l’avenir.
Si à court terme, il paraît difficile de renverser le rouleau compresseur du modèle économique dominant, cela n’a pas empêché les participantes et participants de mettre en commun leurs connaissances et leurs expériences afin de réagir aux propositions présentées par les cinq réseaux organisateurs du Forum Autres voix … Autres choix … à savoir Économie autrement, l’Institut de recherche et d’information socio-économique (IRIS), l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC), les Éditions Vie économique, le Réseau pour un changement de logique économique (CLÉ), soutenus par le Service aux collectivités de l’UQAM. »
Pierre Bernier, Professeur associé à l’École nationale d’administration publique et Chercheur à l’Observatoire de l’administration publique
Cette opinion parue le 7 septembre 2009 dans La Presse.ca ainsi que le 8 septembre 2009 dans Le Devoir
Depuis quelques mois, le service public québécois, aussi bien sa gouvernance que l’encadrement de ses produits, est sujet de manchettes préoccupantes, porteuses d’informations qui contaminent la confiance des citoyens en la capacité de gestion
préventive des institutions publiques. Ainsi, force est de constater que... »
FNEEQ-CSN - Partenariats public-privé : Les leçons à tirer d’une expérience malheureuse - Communication de Marie Blais, vice-présidente de la FNEEQ-CSN à la VIe conférence de l’enseignement supérieur et de la recherche de l’Internationale de l’Éducation Malaga, novembre 2007.
Vieillissement de la population et finances publiques - La « futurologie à rebours » de Pierre Fortin et Luc Godbout - Un travail de recherche de Louis Gill - janvier 2007