L’IMPACT DES POLITIQUES
DE L’INNOVATION SUR LA
RECHERCHE UNIVERSITAIRE :
SYSTÈMES NATIONAUX ET
RÉSEAUX MONDIAUX
par
Pierre Milot ![]()
-----------------------

Version courte ici
Le 12 mars 2003 – La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) déplore que le budget présenté hier par la ministre Pauline Marois pour l’année 2003-2004 n’ait prévu aucune amélioration du financement de base pour les universités. Pourtant, celles-ci en ont un urgent besoin pour être en mesure de jouer le rôle de premier plan qui leur revient dans la réalisation des priorités mêmes que le gouvernement s’est fixées. La FQPPU reconnaît, par ailleurs, la générosité à l’égard de la santé, de la famille et de l’enfance et de l’éducation en général.
En effet, l’axe principal de la stratégie économique du gouvernement présentée l’automne dernier lors du dévoilement de son document Horizon 2005 Plan d’action pour un Québec meilleur repose sur la réalisation du plein emploi d’ici 2005. Pour ce faire, le gouvernement a identifié les trois « clefs » que sont la formation d’une main-d’œuvre spécialisée en particulier dans les secteurs de pointe, la croissance de l’investissement et l’intensification du progrès technologique. Tous conviendront qu’il est illusoire de croire qu’on peut atteindre ces objectifs de formation d’une main-d’œuvre spécialisée et favoriser le progrès technologique sans doter de ressources nécessaires les établissements de haut-savoir et de recherche scientifique que sont les universités.
La ministre des Finances et le gouvernement qu’elle représente devraient être d’autant plus sensibles à cette réalité que le ministère de l’Éducation du Québec vient de réaliser en collaboration avec la CREPUQ une étude, publiée le 30 janvier dernier, qui démontre que le financement annuel de base des universités québécoises souffre d’un manque de 375 millions de dollars par rapport au soutien financier dont bénéficient les universités du reste du Canada, dont 261 millions de dollars en fonds publics. La FQPPU rappelle à cet effet qu’en dépit des engagements du Sommet du Québec et de la jeunesse en 2000 pour le refinancement des universités, seulement la moitié du chemin a été parcouru pour rattraper les coupures de financement dans les universités pendant les années 90.
Par ailleurs, La FQPPU s’élève vivement contre le fait que les ressources attribuées aux trois fonds québécois de subvention de la recherche universitaire (Fonds de recherche en santé du Québec, Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture et Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies) diminueront de 3 millions de dollars en 2003-2004 par rapport à 2002-2003, soit une diminution de plus de 5 % en termes réels. Les nouveaux montants à la disposition des trois fonds pour l'année 2003-2004 constituent un recul qui affectera la recherche universitaire et qui ne saurait être accepté.
Pour le monde universitaire, déclare la présidente de la FQPPU, ce budget est globalement très décevant.
Fondée en 1991, la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) regroupe 20 syndicats et associations rassemblant quelque 8000 professeures et professeurs du milieu universitaire au Québec. La Fédération agit comme porte-parole sur toutes les questions touchant l’enseignement supérieur et la recherche, l’Université et son développement et le rôle des professeurs, tant dans leur milieu de travail que dans la société en général.