L’IMPACT DES POLITIQUES
DE L’INNOVATION SUR LA
RECHERCHE UNIVERSITAIRE :
SYSTÈMES NATIONAUX ET
RÉSEAUX MONDIAUX
par
Pierre Milot ![]()
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Version courte ici
Montréal, 19 novembre 2000 – Les partenaires du milieu de l’éducation postsecondaire unissent aujourd’hui leurs voix pour sommer les chefs des partis à s'engager en matière d'éducation, afin que les conditions de formation des étudiantes et étudiants soient rétablies. Le prochain gouvernement fédéral ne devrait procéder à aucune diminution d’impôts ou de la dette avant que les transferts au titre de l'éducation postsecondaire ne soient ramenés au niveau de 1994, et ce, en tenant compte de l'augmentation des coûts de système depuis cette date.
Entre 1994-1995 et 2000-2001, le transfert social au chapitre de l'enseignement postsecondaire a absorbé un manque à gagner de 3,64 milliards de dollars au Québec seulement. Pour revenir au niveau de 1994, le prochain gouvernement fédéral devra injecter 16 milliards de dollars supplémentaires au Canada pour les cinq prochaines années, dont 5,35 milliards au Québec. Jusqu'à maintenant, les propositions des partis politiques en matière de financement du réseau d'éducation postsecondaire restent à préciser.
Le Nouveau Parti Démocratique (NPD) propose que les surplus budgétaires aillent d'abord aux programmes sociaux, dont l'assurance-emploi, la santé et l'éducation. Mais le programme du NPD reste toutefois muet quant aux moyens d'application et demeure trop vague en ce qui concerne les compétences provinciales. Est-ce que la bonification des programmes sociaux sera effectuée au moyen d'une augmentation du Transfert canadien pour la santé et les services sociaux (TCSPS) tout en respectant les prérogatives des provinces ?
Le Bloc québécois propose que le gouvernement fédéral augmente simultanément le TCSPS de 10 milliards de dollars en cinq ans, diminue les impôts et rembourse la dette. Compte tenu des problèmes qui affectent la santé, l'éducation et le niveau de vie des moins nantis, ne serait-il pas plus juste de prioriser le réinvestissement dans les programmes sociaux et la péréquation ?
Le Parti progressiste-conservateur promet de ramener le TCSPS au niveau de 1993-1994 sans toutefois préciser le montant en question. Tient-il compte de l'inflation et de l'augmentation des coûts de système ? De son côté, l'Alliance canadienne, qui se veut respectueuse des pouvoirs conférés aux provinces, prône des compressions importantes dans les dépenses de l'État, une réduction de l'impôt et le remboursement rapide de la dette. Pourquoi l'Alliance ne dit-elle rien sur les sommes qu’un éventuel gouvernement allianciste allouerait au TCSPS ?
Le Parti libéral du Canada, pour sa part, dit vouloir consacrer la moitié des surplus budgétaires au remboursement de la dette et à la réduction des impôts, eux qui se sont déjà attaqués de façon prioritaire à ces enjeux au cours des dernières années. De plus, les libéraux ne mentionnent pratiquement pas l'existence des provinces dans son programme. Il y a donc lieu de se demander si ce parti prendra ses responsabilités en donnant au Québec les sommes manquantes pour lui permettre de rétablir et développer un système d’éducation postsecondaire en lien avec les besoins et les priorités de sa population.
Les partenaires du milieu de l’éducation postsecondaire invitent donc les chefs des partis à répondre à leurs questions relativement au Transfert social au titre de l'éducation postsecondaire, et d'expliciter ce qu'ils proposent.
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