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Budget 2001-2002 : Rien de nouveau pour les universités

Le 29 mars 2001 – Suite à la présentation du budget du Québec pour l’année 2001-2002 faite par la ministre Pauline Marois, la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) observe que grâce à une performance de l’économie qualifiée de remarquable par la ministre des Finances, le Gouvernement a largement dépassé son objectif du déficit zéro pour réaliser un surplus budgétaire de 1,450 milliards $ pour l’année 2000-2001, dont 500 millions vont servir à la réduction de la dette et 950 millions sont placés dans un fonds de réserve à partir duquel seront financées de nouvelles dépenses, principalement dans la santé et les services sociaux (600 millions) et dans l’éducation (200 millions).

Cette réserve de 200 millions pour l’éducation pourra être utilisée pour « améliorer et mettre à jour les parcs technologique et immobilier » ou contribuer « à faciliter la transition de la réforme de l’éducation, notamment par l’achat de manuels scolaires et par un meilleur soutien aux enseignants ». La FQPPU constate, à regret, que pour l’instant, rien n’est prévu quant à la part de cette somme qui pourrait revenir aux universités et leurs destinations possibles évoquées dans le budget sont davantage, au moins à première vue, les autres ordres d’enseignement.

Pour le reste, malgré l’état encourageant des finances publiques, aucune injection de nouveaux fonds n’est prévue pour les universités. Même si la Fédération se réjouit de ce que les inquiétantes hypothèses du mois dernier quant à l’éventualité d’un pas en arrière du Gouvernement sur ses engagements envers les universités ne se soient pas matérialisées, elle ne peut que regretter de voir les universités contraintes de tenter de poursuivre leur mission sans disposer du financement nécessaire.

Sur les 528 millions de dollars d’argent « neuf » que le Gouvernement injectera dans l’éducation dans son ensemble, 100 millions constituent la deuxième tranche, déjà annoncée dans le budget de l’an dernier, du « milliard d’argent neuf sur trois ans » promis lors du Sommet du Québec et de la jeunesse au printemps 2000 (200, 300 et 500 millions respectivement pour 2000-2001, 2001-2002 et 2002-2003). S’ajoutent 350 millions de $ prévus pour les « coûts de système » (indexation des salaires et autres dépenses), 47 millions de plus pour un plan d’action visant à prévenir le décrochage scolaire et 31 millions pour la bonification de l’aide financière aux étudiants. À cet égard, la FQPPU rappelle que les dépenses dans le domaine de l'éducation ont augmenté de 3 % de 1997-1998 à 2000-2001, alors que les dépenses publiques en général augmentaient de 3,8 %. Malgré la récente décision gouvernementale de réinvestir dans l’éducation, les dépenses prévues pour 2001-2002, soit 10,635 milliards, rattraperont à peine les dépenses réelles moyennes effectuées au cours des années 1992-1993 à 1995-1996.

Dans ces conditions, la Fédération estime qu’en ce qui concerne les universités, les mesures budgétaires annoncées signifient qu’elles recevront la part déjà prévue des fonds annoncés au Sommet du Québec et de la jeunesse. Augmentés de 120 millions l’an dernier, les fonds dont elles disposeront seront augmentés d’un montant additionnel de 60 millions en 2001-2002 qui couvre les engagements signés dans le cadre des contrats de performance. En 2002-2003, une autre augmentation de 120 millions sera prévue, de sorte que le financement annuel de base aura alors, au total, été majoré de 300 millions.

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