L’IMPACT DES POLITIQUES
DE L’INNOVATION SUR LA
RECHERCHE UNIVERSITAIRE :
SYSTÈMES NATIONAUX ET
RÉSEAUX MONDIAUX
par
Pierre Milot ![]()
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Version courte ici
Montréal, le 15 décembre 1998 - Le président de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université (FQPPU), M. Roch Denis, a réagi aujourd'hui à la nomination de M. François Legault comme ministre de l'Éducation du Québec et de M. Jean Rochon comme ministre de la Science, de la Recherche et de la Technologie.
«Le nouveau ministre de l'Éducation provient du milieu industriel et il est trop tôt pour déterminer dans quelle mesure et sous quelle forme cette appartenance guidera l'orientation de son mandat en Éducation. Toutefois, d'ajouter M. Denis, c'est moins ce facteur qui compte que la politique qui sera mise en oeuvre par la nouvelle équipe gouvernementale au chapitre de l'Éducation.». Ainsi, souligne le président de la FQPPU, «le nouveau gouvernement Bouchard devrait tirer les leçons des résultats du 30 novembre et prendre la mesure du mécontentement qui s'y est manifesté à l'égard de ses politiques».
«Le premier geste de François Legault, déclare Roch Denis, devra être de tourner la page de la politique des compressions et de prendre des engagements clairs pour le rétablissement du financement public de l'Éducation et en particulier des Universités québécoises, et pour refaire de l'Éducation une vraie priorité nationale».
En ce qui concerne la nomination de M. Jean Rochon à la Science, à la Recherche et à la Technologie, le porte-parole de la Fédération des professeurs d'université a dit espérer qu'elle sera l'occasion d'un virage majeur du gouvernement en faveur de la Recherche et de la Science et du soutien financier public que commande leur développement. M. Denis «s'inquiète cependant de la division des portefeuilles qui place les Universités et la Recherche dans des ministères différents alors que la Recherche s'accomplit largement dans les Universités et qu'elle est un pivot essentiel de leur progrès spectaculaire depuis 30 ans ainsi qu'un ferment nécessaire de la formation des étudiantes et des étudiants ainsi que de la relève scientifique».
«Les deux ministres vont devoir procéder à l'arrimage de leurs mandats, souligne Roch Denis, qui estime que si le projet de consultations publiques en vue d'une politique gouvernementale à l'égard des universités est maintenu, les deux ministres devront y être impliqués très étroitement à défaut de quoi nous risquons d'assister à terme à une désarticulation néfaste des fonctions majeures de l'Université et du lien indissociable entre l'enseignement et la recherche».