L’IMPACT DES POLITIQUES
DE L’INNOVATION SUR LA
RECHERCHE UNIVERSITAIRE :
SYSTÈMES NATIONAUX ET
RÉSEAUX MONDIAUX
par
Pierre Milot ![]()
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Version courte ici
Le 9 décembre 1997
Dans un communiqué émis aujourd'hui, le président de la FQPPU, M. Roch Denis, déclare que son organisme s'oppose vivement aux nouvelles initiatives fédérales dans le domaine de l'éducation postsecondaire.
Le président de la Fédération rappelle qu'en annonçant la création de la Fondation canadienne pour l'innovation et du Fonds du millénaire pour l'attribution de bourses d'études aux Canadiens et Canadiennes les plus démunis, Ottawa a décidé d'injecter directement des centaines de millions de dollars dans l'éducation, un champ qui demeure sous juridiction provinciale.
«Par quelle arrogance et quel mépris le Gouvernement fédéral peut-il prétendre être le grand défenseur de la qualité de l’Éducation au Canada, lui qui par ses propres politiques est largement responsable de la crise financière dans laquelle sont aujourd'hui plongés les établissements d'enseignement supérieur du pays. Si des milliards existent, ajoute le président de la Fédération, qu'ils servent de toute urgence, dans le respect des compétences provinciales, à stopper les compressions budgétaires imposées aux universités, à redresser immédiatement leur niveau de financement, à enrayer l'hémorragie des bibliothèques, à renouveler les équipements scientifiques et à engager un plus grand nombre de professeurs!»
M. Denis déclare que la FQPPU soutient la position des provinces qui, de manière unanime, réclament la remise des fonds qui leur ont été retirés, avant la création de tout nouveau programme. La FQPPU souscrit en particulier à la revendication du Gouvernement du Québec qui exige sa juste part des 800 M $ de la FCI, afin d'en disposer conformément à ses politiques et priorités. Cependant, note le président de la Fédération, «plutôt que de menacer de pénaliser les professeurs et les chercheurs québécois, la ministre de l’Éducation devrait s'en tenir à exiger du Fédéral l'argent qui est dû au Québec et s'engager officiellement devant la population québécoise à utiliser les sommes perçues pour redresser le niveau de financement des établissements universitaires, accroître les subventions de recherche et améliorer l'aide financière aux étudiants. Avec une telle orientation, la ministre aurait l'appui de tous, soutient Roch Denis. Les établissements, les professeurs, les chercheurs scientifiques, les étudiants sont déjà victimes de la situation. Inutile de les prendre comme cibles éventuelles des répercussions néfastes de la politique fédérale», conclut le président de la FQPPU.