L’IMPACT DES POLITIQUES
DE L’INNOVATION SUR LA
RECHERCHE UNIVERSITAIRE :
SYSTÈMES NATIONAUX ET
RÉSEAUX MONDIAUX
par
Pierre Milot ![]()
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Version courte ici
Le 18 novembre 1999
Réunis à Ottawa, sur la colline parlementaire, le 18 novembre 1999, plus de 75 délégués des associations et syndicats membres de la FQPPU et de l’ACPPU ont dressé aujourd’hui un portrait saisissant de l’effet des compressions sur le réseau universitaire à travers le Canada et au Québec.
La présidente de la FQPPU, Madame Arpi Hamalian, et le président de l’ACPPU, Monsieur William Graham, ont rencontré, parmi d’autres, la ministre du développement des ressources humaines, Madame Jane Stewart du Parti Libéral, la chef du Nouveau Parti Démocratique, Madame Alexa McDonough, le chef du Parti Réformiste, Monsieur Preston Manning ainsi que le député du Bloc Québécois, Monsieur Pierre de Savoye.
Cette journée de lobbyisme avait pour principal objectif d’informer les parlementaires fédéraux sur le fait que le gouvernement fédéral doit réparer le tort causé à l’enseignement universitaire depuis quelques années. Étant donné que le financement public a subi d’austères réductions au cours des dernières années, les professeurs ont insisté auprès des politiciens rencontrés sur la nécessité d’augmenter les paiements de transfert au titre du financement de base. En privant les provinces des revenus de transfert auxquels elles ont droit, le gouvernement fédéral a réussi à accumuler des surplus considérables dont une partie doit retourner aux provinces et aux universités.
« Comme position principale » déclare Madame Hamalian, « Nous avons soutenu que le financement de l’éducation et de la recherche par des sources privées ne remplace pas le financement public de base. » Les fonds publics sont nécessaires pour maintenir l’autonomie de nos universités, pour combler les départs des professeures et professeurs et pour protéger la liberté académique. « Nous avons aussi soutenu le principe d’accessibilité : la garantie que toutes les étudiantes et tous les étudiants aptes aux études universitaires puissent accéder à des études universitaires », poursuit Madame Hamalian.
« Nous avons aussi affirmé que l’éducation supérieure est de juridiction provinciale. » Les initiatives du gouvernement fédéral ne font que brouiller les cartes en ne servant pas véritablement les intérêts de l’éducation. Par exemple : des bourses seront distribuées à quelques heureux au lieu d’être réparties de façon équitable pour permettre une plus grande accessibilité à l’Université de ceux et celles qui le désirent et le peuvent; des chaires de recherche seront établies par le financement ciblé par projet. Tous reconnaissent qu’il faut investir massivement en recherche. « Mais comment justifier qu’on puisse refuser aux universités les ressources nécessaires pour s’acquitter de leurs responsabilités premières en matière de recherche et de formation de chercheurs?» Pour prendre l’exemple de Québec, le transfert immédiat des surplus aux provinces permettra d’entreprendre vraiment le renouvellement du corps professoral : il manque 1 500 postes de professeurs dans nos universités. Le renouvellement des bibliothèques, des laboratoires, du matériel scientifique et informatique, des studios d’art et de musique, l’amélioration des ratios professeur/étudiants et la réduction de la taille des groupes-cours sont des besoins pressants qui nécessitent un réinvestissement immédiat et massif dans les universités.
«En solidarité avec des collègues membres des associations et syndicats de l’ACPPU, nous avons renouvelé notre engagement à défendre l’Université comme service public, afin que soit préservé et développé l’immense acquis qu’elle représente pour l’éducation et la culture, pour la science, les arts, l’économie et la démocratie. Le point d’ancrage et le socle de cette définition, c’est l’Université de toutes et de tous, l’Université du bien commun et du patrimoine collectif, l’Université de la réussite et de la qualification. » conclut Madame Hamalian.
Vous trouverez ci-joint un extrait du document L’Université comme service public adopté par le Congrès de la FQPPU, mai 1997.