L’IMPACT DES POLITIQUES
DE L’INNOVATION SUR LA
RECHERCHE UNIVERSITAIRE :
SYSTÈMES NATIONAUX ET
RÉSEAUX MONDIAUX
par
Pierre Milot ![]()
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Version courte ici
Montréal, le vendredi 7 décembre 2001 - Alors que le ministre canadien des Finances, M. Paul Martin, s'apprête à déposer son budget à la Chambre des communes, des représentants des acteurs de l'éducation du Québec lui lancent un message clair : « Dans le contexte actuel de ralentissement économique, nous souhaitons que le gouvernement fédéral joue le rôle de stabilisation économique qui lui revient. Pour cela, il doit notamment accéder aux demandes des provinces pour l'éducation, la santé et les programmes sociaux, améliorer le soutien aux chômeurs et accélérer les projets d'infrastructures. Par ailleurs, il ne doit pas tomber dans le piège des réductions d'impôts ou de taxes ».
Selon la CSQ, la FQPPU, la FEUQ et la CNCS-FEUQ, le ministre Martin dispose de surplus avec lesquels il doit impérativement faire les bons choix. « Ainsi, il faut que M. Martin et son gouvernement résistent à la tentation d'investir de façon exagérée dans les forces armées ou dans une sécurité excessive. Il faut davantage tenir compte du fait que plusieurs Québécoises et Québécois ont perdu leur emploi à la suite des événements du 11 septembre dernier. Il serait ainsi opportun actuellement pour le gouvernement de bonifier le régime de l'assurance-emploi dans l'optique de permettre à plus de chômeurs d'y avoir accès », ont ajouté les porte-parole des organisations. De plus, la recherche universitaire a déjà assez souffert des coupures, ce qui gène considérablement le Québec et le Canada pour prendre leur place dans la société du savoir. À cet égard, les organisations recommandent d'augmenter les budgets des organismes subventionnaires et de mieux soutenir les chercheurs, y compris les étudiants, par exemple par la mise en place de mesures d'exonération fiscale sur les bourses d'études et de recherche.
« Nous estimons, ont-elles poursuivi, qu'il est temps d'avoir recours à la réserve de trois milliards de dollars que le ministre disait conserver pour des circonstances particulières. Si la situation actuelle n'est pas particulière, nous ne voyons pas ce qui pourrait l'être ! Déjà, grâce aux surplus des années précédentes, le Canada est en avance sur son projet de remboursement de la dette. Nous considérons qu'il serait nuisible en ce moment de maintenir une accélération de remboursement de la dette et qu'une stimulation de l'économie est à favoriser. Les solutions que nous privilégions incluent non seulement les travailleurs et les chômeurs, mais également les démunis pour qui on doit continuer d'assurer les services dont ils ont tant besoin ».
Les représentants des organisations québécoises estiment que les coupures budgétaires fédérales des dernières années ont eu des effets très nocifs sur les systèmes d'éducation, de santé et sur les programmes sociaux et que cette situation doit cesser de s'aggraver. « La présente situation commande une action énergique de la part du gouvernement fédéral afin de stimuler l'économie sans pour autant sacrifier les valeurs fondamentales de la société canadienne. Le prochain budget du ministre Martin est l'occasion pour le gouvernement de faire preuve de leadership », ont conclu les porte-parole.
Les quatre organisations représentent 275 000 membres et les porte-parole sont :
Sources :
Louise Rochefort, CSQ, (514) 235-5082
Jean-François Venne, FEUQ et CNCS-FEUQ, (514) 396-3380
Secrétariat FQPPU, (514) 843-5953