L’IMPACT DES POLITIQUES
DE L’INNOVATION SUR LA
RECHERCHE UNIVERSITAIRE :
SYSTÈMES NATIONAUX ET
RÉSEAUX MONDIAUX
par
Pierre Milot ![]()
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Version courte ici
Le 16 octobre 1997
La Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université se déclare satisfaite du rapport de la Commission des universités sur les programmes consacré au secteur de la musique et rendu public hier à Montréal.
Dans une déclaration émise aujourd'hui, le président de la FQPPU, M. Roch Denis, se réjouit du fait que la CUP soit parvenue à formuler, à partir d'un examen minutieux du secteur, un ensemble de recommandations qui vont favoriser la coopération entre les établissements et les professeurs, au bénéfice de la qualité de la formation des étudiants.
«Nous espérons vivement, déclare le président de la FQPPU, que l'esprit de concertation qui a présidé aux travaux d'examen des programmes de musique sera un acquis permanent pour le développement de ce secteur. Il faut souhaiter aussi que le même esprit inspire les travaux de la Commission pour l'ensemble des secteurs et que la dynamique de concurrence qui a prévalu depuis trop d'années en milieu universitaire, en particulier pour la course aux clientèles étudiantes, sera remplacée par une dynamique de coopération dans le respect de l'autonomie des établissements.»
Les huit universités québécoises qui assurent des programmes d'enseignement, de recherche et de création en musique accueillent plus de 2 500 étudiants et comptent au total 139 professeures et professeurs. Les effectifs professoraux sont en baisse et le rapport de la CUP note, en particulier, la réduction importante des postes de professeurs réguliers à l'Université Laval (22 %), à McGill (17 %) et à l'Université de Montréal (15 %), au cours des deux dernières années. Ces baisses qui sont directement reliées aux compressions budgétaires se répercutent sur les ratios professeur/étudiants. Les universités québécoises comptent en moyenne 1 professeur pour 15 étudiants alors qu'aux États-Unis ce ratio est de 1 professeur pour 7 étudiants.
La Commission établit un lien explicite entre cette situation et la formation des étudiants, soulignant que «la charge de travail plus grande imposée aux professeurs de musique du Québec peut avoir une incidence sur le caractère suffisant de l'encadrement des étudiants».
Le président de la FQPPU souligne que ce diagnostic tranche avec l'idée selon laquelle les compressions et la diminution des effectifs professoraux n'affectent pas la formation universitaire et qu'il suffirait aux professeurs de s'impliquer davantage dans l'enseignement. Pour maintenir des standards internationaux de qualité, écrivent les membres de la Commission, il ne suffira pas de demander plus de «détermination et de dévouement» aux professeurs, si l'on maintient une telle disproportion dans les ratios professeur/étudiants entre les facultés américaines et ceux en vigueur ici.
«Contre le discours qui sert de justificatif à la politique gouvernementale, souligne M. Denis, la Commission indique fort pertinemment que “la diminution des ressources disponibles pour l'enseignement de la musique au Québec risque de compromettre les efforts consentis pour assurer une formation universitaire de niveau international.
Cette conclusion revêt la même importance, à notre avis, que les recommandations en faveur des efforts de concertation interuniversitaire. Ces recommandations elles-mêmes ne pourront trouver leurs pleines répercussions pour le bénéfice de la formation universitaire que si elles peuvent prendre appui sur l'arrêt des compressions budgétaires et sur le redressement du niveau de financement alloué aux universités, conclut le président de la FQPPU».