L’IMPACT DES POLITIQUES
DE L’INNOVATION SUR LA
RECHERCHE UNIVERSITAIRE :
SYSTÈMES NATIONAUX ET
RÉSEAUX MONDIAUX
par
Pierre Milot ![]()
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Version courte ici
DU RÊVE À LA RÉALITÉ,
UN FRANC SUCCÈS POUR CE COLLOQUE DE LA FQPPU SUR LES ÉTUDES DOCTORALES ET LES DÉBUTS DE LA CARRIÈRE PROFESSORALE UNIVERSITAIRE
Professeures et professeurs en début de carrière de partout à travers le Québec, collègues plus expérimentés, étudiantes et étudiants qui sont à compléter leur doctorat, chargées et chargés de cours et quelques trop rares gestionnaires ont accueilli avec beaucoup d’intérêt et commenté avec ardeur les contenus abordés par la quinzaine de conférencières et conférenciers invités au colloque des 22 et 23 mars dernier. Une synthèse des communications et les liens vers les présentations Power Point sont disponibles dans la version longue du présent texte.
La participation de quelque cent personnes est venue confirmer la pertinence de cet événement qui marquait d’un nouveau jalon plusieurs années de préoccupation et de recherche de la part de la FQPPU à l’égard du renouvellement du corps professoral dans les universités québécoises.
Toutes ces communications aux contenus aussi divers que bien étayés ont fait baigner les participantes et participants dans un « principe de réalité » qui ne les a toutefois pas empêchés de clore les échanges en soulignant la passion qui les anime. Car il en faut une bonne dose à la fois pour persévérer dans les études doctorales, pour aborder la carrière professorale et se rendre à la permanence. Le mentorat et le soutien des pairs sont déterminants. Entre le plaisir de la relation avec les étudiantes et étudiants, la passion pour les sujets de recherche et la collégialité qui comptent parmi les grandeurs de la vie universitaire, on note aussi les misères que sont les guerres ouvertes et déclarées dans certains départements, les jeux de pouvoir et le vedettariat, la loi de l’omerta qu’on leur impose ou que s’imposent les recrues par crainte de compromettre leurs chances d’avancement, de même que le flou entourant trop souvent les règles de promotion. On souhaiterait d’ailleurs que la FQPPU contribue à faire uniformiser les pratiques d’embauche et d’accueil dans les universités.
Le colloque a aussi donné lieu à un appel à la solidarité des agrégés et des titulaires avec leurs jeunes collègues afin d’aider ces derniers à exprimer leurs difficultés d’insertion. Mieux que l’affirmation personnelle, celle d’un groupe de professeurs serait plus efficace et éviterait la stigmatisation des recrues. Les syndicats doivent faire place à cette parole; le conseil syndical pourrait être un endroit facile à investir à cette fin. La Fédération fera un bilan du colloque et s’emploiera à identifier les suivis qui permettront de faire avancer les bonnes idées et d’entretenir l’esprit de cette rencontre très réussie.
À lire aussi:
DEVENIR PROFESSEUR D’UNIVERSITÉ AU QUÉBEC : OUI, MAIS À QUEL PRIX ?
Ce texte préparé par Nathalie Dyke, au nom du comité organisateur du colloque Du rêve à la réalité, pose bien les défis du renouvellement du corps professoral dans les universités québécoises. Compte tenu des difficultés d’accès à la carrière et d’un taux élevé de départ lors des premières années d’embauche, c’est tout le corps professoral qui doit se mobiliser.
En complément :
On peut lire dans le bulletin du SPPUQAR, La ligne générale, l’article de Frédéric Deschenaux « La dégradation des conditions d’emploi chez les jeunes universitaires : quel est notre rôle ? »
DES BUDGETS PROVINCIAL ET FÉDÉRAL DÉCEVANTS
Le problème du sous-financement des universités n’est toujours pas réglé. La FQPPU a réagi à l’annonce d’un tiède réinvestissement par le gouvernement québécois, lors de la présentation du budget le 20 février, et à celle encore plus décevante du gouvernement fédéral le 21 mars. Ce dernier reporte à 2008 le transfert fédéral de 800 millions$ pour l’ensemble des provinces canadiennes au chapitre de l’enseignement postsecondaire, qui laisserait dans les coffres du Québec la somme de quelque 200 millions à partager entre les collèges et les universités. On se rappelle que déjà en 2003, on estimait le manque à gagner des universités québécoises à 375 millions$.
Les énoncés budgétaires confirment par ailleurs la tendance bien marquée à privilégier les engagements financiers susceptibles de soutenir les secteurs de recherche qui se présentent comme innovateurs et promettent des retombées commerciales. Deux tendances inquiètent la FQPPU : des priorités de recherche orientées systématiquement par la stratégie économique des gouvernements et une attaque à l’autonomie des universités au moyen d’un financement de base qui persiste à demeurer insuffisant alors que les universitaires sont forcés de combler ce manque à gagner par la sollicitation de fonds octroyés dans le cadre de programmes « ciblés ».
UN COMITÉ FORT ACTIF
Par ailleurs, le Comité sur le financement des universités poursuit ses travaux sous la direction de Michel Umbriaco, professeur à la Téluq-UQAM et présentera un rapport intérimaire au Conseil fédéral du mois de mai. Sur la base des documents soumis par les administrateurs universitaires lors de leur présentation dans le cadre de la Commission parlementaire sur l’éducation ainsi que des données qui lui ont été transmises par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, les membres du Comité analysent présentement les données budgétaires et les indicateurs portant sur chacune des universités québécoises. Un rapport plus consistant est prévu à l’automne 2007. On peut trouver les mémoires et les documents afférents que les dirigeants des établissements d’enseignement universitaire ont déposés à la Commission de l’éducation entre le 15 novembre 2006 et le 7 février 2007.
La FQPPU organise le colloque-atelier « La production et la diffusion du savoir à l’heure des TIC : enjeux pour le travail professoral » dans le cadre du Congrès de l’Acfas 2007. Il se tiendra le jeudi 10 mai à l’Université du Québec à Trois-Rivières.
Depuis leur arrivée massive à l’université il y a plus de vingt ans, les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont devenues une composante essentielle du travail professoral. Les décisions relatives à leur intégration ont souvent été prises sans qu'on ne tienne compte des besoins du corps professoral qui a néanmoins vu ses conditions de travail profondément modifiées par le recours généralisé aux TIC. L’emploi des TIC à l’université tant pour l’enseignement que pour la recherche soulève de nombreux enjeux et problèmes, en particulier sur le plan de la production et de la diffusion du savoir.
En organisant ce colloque, la FQPPU veut tenir une activité ouverte à tous afin de débattre des effets structurants de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication en milieu universitaire.
Par son organisation, faisant appel à la discussion à la suite de présentations et s’appuyant sur une mise en réseau qui permet de multiplier les réactions et les commentaires, le colloque veut fournir une illustration des possibilités qu’offrent les TIC à la participation, au débat et à la discussion d’enjeux qui concernent tous les acteurs de l’université et non les seuls spécialistes des TIC. Il se veut un lieu pour permettre au plus grand nombre de s’approprier les principaux enjeux liés à l’utilisation des TIC à l’université, de débattre de leurs effets sur la tâche professorale et de leur impact au plan de la production et de la diffusion du savoir. Pour la FQPPU, c’est l’occasion d’inviter ses membres et ses partenaires du milieu universitaire à porter un regard critique sur une dimension incontournable de la vie universitaire au regard de valeurs sur lesquelles la FQPPU fonde son action, notamment le respect de l’autonomie universitaire, l’exercice de la liberté académique et la promotion de l’université comme service public.
UNE COALITION SE FORME
Une concertation s’organise pour défendre la recherche publique. Professeurs, professionnels, étudiants et chercheurs contractuels partagent leurs préoccupations et initient une action commune afin de faire valoir leur point de vue auprès des décideurs. Cette initiative de la FQPPU fait suite au colloque qu’elle organisait en mai 2006 sur le thème Politique(s) et recherche universitaire portant sur les effets structurants des politiques publiques sur les universités. Les politiques québécoises et canadiennes soumettent la recherche universitaire aux impératifs économiques sans se préoccuper des impacts qui en résultent. Avec ses partenaires de la coalition « Protéger la recherche publique », la FQPPU faisait paraître un encart dans le cahier « Université – Recherche québécoise » publié par Le Devoir le 24 mars 2007
Un texte de Cécile Sabourin intitulé « La recherche publique en danger » développe la position de la Fédération et liste quelques données sur les taux de réussite à différents programmes d’organismes subventionnaires, ainsi que des consensus et des constats que la FQPPU partage avec la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU), l’Association des chercheurs(es) professionnels(les) du Québec (ACPQ) et le Conseil national des cycles supérieurs de la Fédération étudiante universitaire du Québec (CNCS-FEUQ).
RÉACTION À LA STRATÉGIE UN QUÉBEC INNOVANT ET PROSPÈRE
Sous la plume de Pierre Hébert, « Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation » : Une mystification qui menace l’autonomie de l’université québécoise paru dans Le Devoir du 8 février avec le sous-titre « l’ère des ‹universités-réalité› », la FQPPU réagissait à la stratégie Un Québec innovant et prospère, dernière en date d’une série de décisions ayant eu des retombées indésirables sur le milieu universitaire.
Depuis plusieurs années, la FQPPU s’inquiète de la domination croissante d’un seul modèle de développement de la recherche dans les universités, lequel est imposé par les mécanismes de financement de la recherche : prééminence de la recherche en groupe au détriment de la recherche individuelle, rapprochements risqués avec le secteur privé, valorisation accrue de la recherche qui entraîne des retombées économiques, etc. La présente stratégie québécoise sur la recherche cristallise toutes ces tendances, désormais reçues comme normales, autour des concepts d’innovation et de valorisation, tant il est vrai que, depuis quelques années, le gouvernement québécois conjugue essentiellement savoir avec économie
Dans cette politique, le gouvernement québécois ébranle l’autonomie de l’université. Cette institution devient l’instrument de la volonté de puissance du gouvernement qui s’infiltre au cœur même du rôle de l’université dans notre société et convertit le savoir en outil de pouvoir.
Si la FQPPU reconnaît les réalités de la globalisation et de la compétitivité internationale, elle refuse que les universités leur soient asservies et qu’elles soient détournées de leur rôle essentiel, celui de contribuer au développement intégral de la société, développement qui doit prendre en compte non seulement l’économie, mais aussi et surtout l’établissement de la justice, la protection de l’environnement, la connaissance des cultures et, pourquoi pas, la recherche de la paix mondiale.
Des défis similaires ont imposé aux chercheurs français la nécessité de se mobiliser. Quelques mois après le vote en France du « Pacte pour la recherche », le Syndicat National des Chercheurs Scientifiques (SNCS) fait le point sur sa mise en œuvre dans sa revue trimestrielle VRS la Vie de la recherche scientifique (n°367, octobre/novembre/décembre 2006). Ce numéro contient également un dossier intitulé « Femmes et sciences ».
L’UNITÉ DANS LA DIVERSITÉ. REGARD SUR LES POLITIQUES DE DROIT D’AUTEUR DES UNIVERSITÉS CANADIENNES
Une conférence de Marc Couture
Si elle n’a jamais vraiment été simple, la question de la propriété intellectuelle dans l’enseignement et la recherche universitaire se complique avec les développements constants des nouvelles technologies. Qu’est-ce qu’une œuvre ? Qui en est titulaire des droits : l’auteur ou l’employeur dans le cas d’une œuvre créée dans l’exercice de l’emploi ? À qui reviennent les revenus de commercialisation et qui peut prendre la décision de « vendre » l’œuvre ?
Ayant déjà participé activement aux travaux du comité sur la propriété intellectuelle de la FQPPU, notamment à la rédaction du rapport La propriété intellectuelle en milieu universitaire au Québec Marc Couture, directeur de l’Unité d’enseignement et de recherche en science et technologie de la Téluq-UQAM, présentait en mars dernier devant les délégués du Conseil fédéral l’étude d’une centaine de documents provenant d’universités canadiennes, notamment de 39 universités comptant 77 % des effectifs étudiants totaux. Il a dégagé les tendances de ces politiques en matière de droit d’auteur et terminait son exposé en décernant des prix orange et citron.
En complément :
Les données provisoires sur la commercialisation de la propriété intellectuelle dans le secteur de l’enseignement supérieur, 2005, sont stockées dans CANSIM : tableau 358-0025.
FORMATION SUR L’ENQUÊTE DU SYNDICAT LORS DU DÉPÔT DE PLAINTE
Maître Marie-France Chabot rencontrait en février une vingtaine de représentantes et représentants de onze de nos syndicats membres pour une formation sur la marche à suivre quand une plainte pour harcèlement psychologique est déposée. Après avoir fait une synthèse de la jurisprudence pertinente relative au Code du travail et à la Loi sur les normes du travail, Me Chabot a passé en revue les différentes étapes à franchir depuis la planification de la démarche d’enquête, à l’évaluation de la preuve et au rapport. De quoi outiller les responsables syndicaux appelés à donner suite aux plaintes de leurs membres.
Rappelons qu’en février 2006, la FQPPU publiait le Guide de sensibilisation et d'action - Le harcèlement psychologique chez les professeures et professeur d'universités.
CONFÉRENCE DU COMITÉ DES FEMMES DE L’ACPPU « DOING ACADEMIA DIFFERENTLY »
La FQPPU était présente à cette conférence de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) au cours de laquelle certains thèmes ont retenu l’attention et suscité des échanges nourris. Notons en particulier le défi de l’équilibre entre travail et vie personnelle, l’équité salariale et la défense des enjeux féministes au sein des universités.
Plusieurs participantes ont dit sentir une pression visant à « rendre la famille invisible ». Ce témoignage, parmi d’autres, révèle la difficulté de concilier travail, famille et vie personnelle. Deux pistes sont avancées pour trouver des solutions à ce grave problème et réduire le stress qui y est associé : la mise en place de politiques garantissant l’accès universel à des services et des clauses négociées dans les conventions collectives. Des participantes ont exprimé des doutes sur la possibilité de changements réels en l’absence d’une remise en cause de la culture universitaire. Celle-ci impose une éthique du travail laissant peu de place aux compromis avec les activités hors travail, ce dont se plaint un nombre croissant de professeures et de professeurs.
Les témoignages et les discussions laissent croire à la présence d’un sentiment d’iniquité salariale entre les professeures et les professeurs. Il ressort par ailleurs que cette iniquité découlerait en partie de l’absence d’un véritable système salarial dans la plupart des universités. La négociation de systèmes salariaux comportant un nombre restreint d'échelons a donc été proposée comme piste de solution à ce problème. En voie d’expérimentation dans certaines universités, une telle approche mérite une attention quant à ses effets sur l’équité salariale. Un constat fut largement partagé : plus de transparence s’impose sur cette délicate question des salaires. Nombre de participantes ont réclamé pour les recrues une meilleure information et un meilleur soutien au moment de l’embauche.
Certaines participantes ont noté que les universités laissaient peu d’espace à l’expression de points de vue féministes ou tout simplement divergents de ceux de la culture dominante. Autant les femmes que d’autres groupes minoritaires manifestent ce genre de préoccupations.
Des échanges avec les participantes en provenance des universités québécoises ont permis de reconnaître l’importance que la FQPPU se penche à nouveau sur les expériences des professeures, ce qui sera le cas au cours des mois à venir. N’hésitez pas à communiquer avec la Fédération pour nous signaler vos préoccupations touchant ce dossier.
QUELQUES DONNÉES SUR LES FEMMES EN MILIEU UNIVERSITAIRE
Selon un article (en anglais) des professeures Janice Drakich, Université de Windsor, et Penni Stewart, Université York, « la majorité des étudiants universitaires au Canada sont des femmes, soit 58 %, mais elles représentent moins du tiers des professeurs à plein temps et seulement 18,1 % des professeurs titulaires. Seule la moitié des universités qui ont fait l’objet d’un sondage engagent des femmes à un taux de 40 % ou plus de toutes les nouvelles personnes embauchées ». En 2004-2005, le tiers du corps professoral dans les universités canadiennes était formé de femmes, mais seulement 19 % d’entre elles avaient atteint les rangs supérieurs. Le revenu annuel moyen d’une professeure à plein temps était inférieur d’environ 6000 $ à celui d’un professeur de même rang.
Sandra Acker, Université de Toronto, a mené une enquête dans trois pays, dont le Canada, auprès de 31 professeures des facultés d’éducation qui sont en position de leadership. L’étude révèle de nombreux cas de stress, certains à cause de la conciliation famille travail et d’autres à cause des structures administratives des universités.
Selon une publication de mars 2006 de l’ACPPU, la sous-représentation des femmes dans l’effectif du personnel universitaire a constitué une caractéristique persistante et troublante dans les universités et les collèges du Canada. Bien qu’il se soit produit des gains importants au cours des dernières années, la main-d’œuvre universitaire demeure toujours largement dominée par des hommes.
L’édition d’avril 2007, la revue Affaires universitaires publie un compte rendu du colloque « Educating Women/Women’s Education in the Postsecondary Context » (disponible en anglais seulement), à l’université Mount Saint Vincent (Halifax).
La troisième édition du SPUL-lien, intitulé « Les femmes à l’Université Laval » présente des informations concernant les recommandations du dernier rapport du Comité paritaire sur l’accès à l’égalité en emploi pour les femmes et sur les recherches féministes dans cette institution.
UNE VIE (NON) COMBLÉE : LES UNIVERSITAIRES CANADIENNES ET LA MATERNITÉ
Une recherche qui s’amorce à l’Université Concordia
Un appel à la participation à cette recherche est lancé auprès des femmes universitaires sans partenaire (avec doctorat terminé ou en voie de l’être) qui voudraient (ou auraient voulu) devenir mères, mais pensent que la monoparentalité n’est pas un choix viable. On cherche à rejoindre des femmes de trente ans et plus qui sont actuellement en train de prendre la décision de ne pas avoir d’enfant ou qui ont pris cette décision dans le passé. Il s’agit d’une première étape de cette étude qui s’intéressera ensuite aux professeures avec partenaire et enfants, ainsi qu’aux professeures qui sont devenues mères monoparentales par choix ou autrement.
RENCONTRES DE L’INTERNATIONALE DE L’ÉDUCATION
Les organisations syndicales affiliées à l’Internationale de l’Éducation se préparent pour le Congrès de juillet 2007 à Berlin, sous le thème « Éducateurs : s’unir pour une éducation de qualité et une justice sociale ».
L’Internationale de l’Éducation (IE) constitue le principal porte-parole des organisations syndicales du milieu de l’éducation sur la scène internationale. Elle intervient auprès des organismes internationaux qui de plus en plus reconnaissent l’éducation non seulement comme une assise du développement des sociétés mais aussi comme un investissement de nature économique, voire une marchandise. Soucieuse de défendre l’éducation et l’enseignement supérieur comme un droit, l’IE prend position au nom de ses membres qui s’expriment lors de son Congrès tri-annuel et lors de différents forums où sont conviés les membres partageant des préoccupations communes.
Outre la préparation d’une participation au Congrès 2007, des officiers de la FQPPU ont pris part à trois rencontres qui se sont déroulées au cours de l’hiver 2007. Le regroupement des organisations syndicales de l’Amérique du Nord et des Caraïbes, les organisations de l’enseignement supérieur de l’Amérique du Nord ainsi que les affiliés œuvrant dans les pays membres de l’OCDE ont tenu des rencontres préparatoires au Congrès et abordé les thèmes qui seront à l’ordre du jour et objets de propositions lors du Congrès. Développer la solidarité pour le maintien de la qualité des services d’éducation et la préservation de l’éducation comme droit humain constituent deux défis des organisations syndicales. Le Congrès ne manquera pas de traiter des conditions spécifiques présentes dans différentes régions du monde, notamment la privatisation galopante des services éducatifs dans la région Asie-Pacifique et le manque aigu de ressources afin d’assurer l’accessibilité à l’éducation sur le continent africain. Les attaques musclées à l’endroit de l’éducation publique et la nécessité de continuer à s’opposer vigoureusement à l’inclusion de l’éducation dans l’Accord général sur le commerce des services seront aussi à l’ordre du jour.
Pour en savoir plus sur le thème de l’AGCS, trois sources à consulter :
L’IE ET LA SEMAINE MONDIALE D’ACTION DE L’ÉDUCATION POUR TOUS
Du 23 au 29 avril 2007
La Semaine mondiale d’action est une opportunité pour l’Internationale de l’éducation (IE) et ses affiliés à travers le monde d’attirer l’attention sur la réclamation d’une l’éducation pour tous, gratuite et de qualité d’ici 2015. Cette année, la Semaine mondiale d’action a pour thème « l’éducation comme droit humain ».
Si vous avez prévu des activités, informez-en l’IE en envoyant un courriel.
La tricherie à l'université
Dans le dernier numéro de la Revue canadienne d’enseignement supérieur (vol. 36, n°2), Julia Christensen Hughes et Donald McCabe rapportent que 53 % de quelque 15 000 étudiants canadiens au premier cycle ont admis avoir triché dans un travail écrit à au moins une reprise dans les 12 mois qui ont précédé l’enquête. Voir l’article d’Alex Gillis dans l’édition d’avril 2007 de la revue Affaires universitaires.
Santé
Le comité santé et sécurité de l’ACPPU a constitué une banque de données sur les maladies reliées à la présence de l’amiante dans les locaux et laboratoires des universités.
Copibec a probablement des redevances à vous verser
Avez-vous écrit un ou plusieurs livres publiés au Québec ? Êtes-vous l’un des collaborateurs des nombreux journaux, magazines ou périodiques scientifiques du Québec ? Vous êtes peut-être l’auteur que nous cherchons!
COATES Ken et Clive KEEN (2007), « Snail Males. Why are men falling behind in universities while women speed ahead ? », Walrus, 4(2), March: 58-63
CUDE Wilfred (2001), The Ph.D.Trap Revisited, The Dundurn Group/Toronto-Oxford
CYALL Katherine C. et Kathleen R. SELL (2006), The True Genius of America at Risk : Are We Losing our Public Universities to De Facto Privatization?, American Council on Education/Praeger, Westport (CT)
DOUMANI Beshara (dir.) (2006), Academic Freedom after September 11, Zone Books
DOWSN Donald Alexander (2005), Restoring Free Speech and Liberty on Campus, The Independent Institute and Cambridge University Press
LEMELIN Clément (2006), L’accessibilité aux études supérieures, Les Presses de l’Université Laval et les Éditions de l’IQRC
LUCIER Pierre (2007), L'université québécoise. Figures, mission, environnements, Les Presses de l’Université Laval
TUDIVER Neil (1999), Universities for Sale, ACPPU
TURK James (dir.) (2003), The Corporate Campus : Commercialization and the Dangers to Canada Colleges and Universities, ACPPU