L’IMPACT DES POLITIQUES
DE L’INNOVATION SUR LA
RECHERCHE UNIVERSITAIRE :
SYSTÈMES NATIONAUX ET
RÉSEAUX MONDIAUX
par
Pierre Milot ![]()
-----------------------

Version courte ici
La Tour de papier … parle aussi de la responsabilité des universités
Cécile Sabourin, Comités québécois et international « Sciences et démocratie » et Collectif Economie autrement. Présidente de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université de 2005-2009.
Le lancement du livre La Tour de papier – L’université à quel prix ? de James E. Côté et Anton L. Allahar fut l’occasion d’organiser une table ronde sur les droits de scolarité au Québec. Pour ma part, ma décision d’y participer relevait davantage de l’importance que j’accorde au maintien de l’intégrité des missions universitaires que du thème plus spécifique de la hauteur des droits de scolarité. »
Cécile Sabourin, présidente, FQPPU
Parmi les luttes qui s’imposent, il y a celles qui concernent les politiques publiques. Depuis la publication de L’économie fondée sur le savoir par l’OCDE (1996) et en réaction, entres autres, aux pressions du secteur privé, les gouvernements québécois et canadiens, comme dans plusieurs pays, ont donné priorité aux connaissances instrumentales dans leurs objectifs de financement de la recherche universitaire. La mise en œuvre de la Nouvelle gestion publique (NGP) a contribué à instaurer dans les universités les changements qui rendaient possibles l’application des orientations politiques en matière de recherche. Sous la responsabilité de ministères à vocation économique, l’innovation et les retombées commerciales à court terme remplacent dans les politiques la conception « traditionnelle » de la recherche universitaire valorisant une diversité d’approches et de pratiques et en particulier la recherche libre, fondamentale, individuelle. »
Synthèse du Forum mondial « sciences et démocratie » Belèm, 26-27 janvier 2009
Jocelyne Labrèche, professeure au Département des sciences du développement humain et social de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT)
Inspirée par ses valeurs et ses expériences, Jocelyne Labrèche propose une réflexion sur la responsabilité professorale. Elle relate son parcours depuis son entrée en fonction, il y a 27 ans, alors que les conditions étaient certes différentes, mais perçues comme fort exigeantes et surtout associées à des responsabilités à assumer. Puisque l’exercice de la tâche professorale se faisait en contexte de grande autonomie, l’apprentissage des responsabilités - « celles qui me reviennent », dit-elle - constituait le premier défi. Concrètement, il s’agissait de donner aux étudiantes et étudiants de même qu'à la collectivité les services attendus, mais dont la concrétisation relevait d’une responsabilité partagée. En ponctuant sa réflexion d’exemples concrets principalement tirés de ses tâches d’enseignement et d’administration pédagogique, la collègue Labrèche nous amène à comprendre que ce partage des responsabilités, difficile à circonscrire, change tout au long de la vie professorale et prend forme dans les pratiques au quotidien. En somme, les responsabilités professorales, liées au domaine des savoirs, font partie de la « roue de la connaissance à préserver, à transmettre et à développer ». »
Vocation : professeur universitaire. La famille comme rempart au "publish or perish"
François Courcy, professeur au Département de psychologie de l’Université de Sherbrooke
Le collègue Courcy nous livre un témoignage éclairant sur sa vie quotidienne de professeur. Alignant les exemples qui illustrent la méconnaissance du travail professoral et des attentes qui accompagnent l’arrivée du nouveau professeur à l’université, il nous introduit aux dilemmes que tout nouveau professeur doit résoudre afin d’identifier ce qui relève de sa tâche. Heureux papa, Courcy trouve dans sa vie familiale ce qu’il nomme son rempart, son antidote contre l’anxiété et le mot d’ordre publish or perish. Il nous présente ici le making of du héros ordinaire qui a choisi la vocation de professeur universitaire. »