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La Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université rappelle qu'un facteur important de l'enrichissement de la langue et de la culture française en territoire québécois passe par son rayonnement dans la francophonie

La Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université rappelle qu'un facteur important de l'enrichissement de la langue et de la culture française en territoire québécois passe par son rayonnement dans la francophonie certes, mais aussi à travers le monde entier. Selon la FQPPU, il appartient à l'État québécois de veiller au maintien et au renforcement de notre position stratégique en matière de mondialisation.

Au niveau universitaire, la responsabilité de l'État passe aussi et surtout par le soutien financier aux établissements universitaires pour faciliter l'accueil des étudiants étrangers venus étudier au Québec et par le rejet des obstacles additionnels tels que l'augmentation des droits de scolarité.

Le 6 juin 2001 :  Le ministre François Legault prévoit d'augmenter dès septembre les droits de scolarité des étudiants étrangers.  Bien que le Ministre n'ait toujours pas arrêté sa décision à ce sujet il est question d'une hausse de 9.1 %.  Par la voix de sa présidente, Madame Arpi Hamalian, la Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université (FQPPU) rappelle le point de vue défendu par la Fédération depuis plusieurs années sur cette question et communiqué au Ministre à multiples occasions en particulier lors des consultations sur la Politique québécoise de financement des universités.  Ainsi,

  • La FQPPU s'oppose aux mesures permettant la perception de droits de scolarité  en sus des sommes déjà prévues.  La FQPPU rejette ce genre de déréglementation que viendrait ternir l'image qu'ont voulu se donner le Québec et le Canada au plan international, à titre d'État faisant partie des pays plus favorisés.  Cette mesure pourrait affecter très sérieusement l'accueil d'étudiants étrangers venant de pays en développement où les bourses d'étude font souvent défaut.  En outre,  cette surenchère des droits de scolarité constituerait une façon peu digne de surtaxer ces pays et de limiter l'accès aux universités québécoises.
  • La FQPPU rejette toute velléité de différencier les droits de scolarité en fonction des secteurs disciplinaires, des perspectives d'emploi, du revenu personnel ou de l'origine des étudiants.  La FQPPU n'accorde pas davantage son appui à la thèse selon laquelle il y aurait lieu de différencier les droits de scolarité selon les cycles d'étude.  La Fédération rejette avec encore plus de vigueur les suggestions de libéraliser les droits de scolarité, c'est-à-dire de laisser à chaque établissement le soin d'en fixer le niveau.  Cette solution  contribuerait à hiérarchiser les universités et à conférer une valeur marchande aux diplômes.
  • La Fédération rappelle qu'un facteur important de l'enrichissement de la langue et de la culture française en territoire québécois passe par son rayonnement dans la francophonie certes, mais aussi à travers le monde entier.  Or, la forme la plus évidente de ce rayonnement dans les établissements universitaires québécois francophones consiste en la présence d'étudiants originaires de tous les pays du monde.  Si les retombées d'actions de soutien dans ce domaine ne sont pas immédiatement apparentes, elles contribuent à créer un réseau de diplômés qui, à moyen et à long terme, occuperont des fonctions importantes dans les divers appareils politiques, administratifs ou scientifiques de leurs pays.  Pour ces diplômés, le Québec sera alors un lieu d'affinité et une source de contacts précieux.  Selon la FQPPU, il appartient à l'État québécois de veiller au maintien et au renforcement de cette position stratégique en matière d'internationalisation.

Au niveau universitaire, souligne Madame Hamalian, cette responsabilité de l'État passe aussi et surtout par le soutien financier aux établissements universitaires pour faciliter l'accueil d'étudiants étrangers venus étudier en français au Québec et par le rejet des obstacles additionnels tels que l'augmentation des droits de scolarité.

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